Mi Andalucí­a

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Jerez de la Frontera, la méconnue

Il est des villes que l’on connaît sans même y avoir séjourné. Et puis, il en est d’autres dont le nom ne dit rien ! Jerez de la Frontera ferait plutôt partie de cette seconde catégorie. Pourtant, elle ne manque pas d’attrait… pour peu que l’on s’y arrête.

 

 

7 - Cathédrale.JPG

 

Jerez de la Frontera – Plus grande cité de la province de Cádiz (220.000 habitants), il est rare que le voyageur y pose ses bagages. Allez savoir pourquoi !

 

Capitale du Fino !

Berceau du flamenco « de verdad » !

Siège de la Real escuela andaluza del arte ecuestre !

Un alcázar !

Une cathédrale !

De multiples édifices religieux !

Quelques musées intéressants !

Un parc zoo-botanique !

Un circuit automobile !

Franchement, Jerez mérite que l’on s’y attarde.

 

La visite de Jerez demande un peu d’organisation. En effet, il faut tenir compte des horaires de visite des bodegas ou du spectacle de la Real escuela andaluza del arte ecuestre.

Cathédrale et alcázar sont voisins. Un avantage ! Cela réduit les temps de trajet.

 

Pas de feria sans Fino

Jerez compte bon nombre de bodegas réparties à travers la ville. Des noms prestigieux – Sandeman, Gonzales Byass - et d’autres, moins connus. Mais une seule et même motivation, proposer un vin de qualité, « le vin des Rois » selon Jean Cocteau ! Le Fino, ou Xérès, ou Sherry selon les pays.

Il se présente sous différentes formes – du sec au liquoreux - pour satisfaire tous les goûts.

 

51 - Bodega Gonzalez Byass.JPG

 

Les visites ont lieu en matinée. Un saut sur le site de la bodega choisie vous permet de connaître l’heure selon la langue (castillan, anglais, allemand, français). Les différents éleveurs proposent un canevas semblable : un exposé sur le procédé de vinification et les différents vins, un tour parmi les tonneaux plus que centenaires, éventuellement un saut sur le site d’embouteillage et surtout, la dégustation susceptible d’engendrer quelques achats. Outre les bouteilles du précieux breuvage, il existe toute une gamme de produits de merchandising à des prix « défiant toute concurrence ».

 

La ville du cheval

Le spectacle de la Real escuela andaluza del arte ecuestre – « Como baílan los caballos » - a lieu le mardi (en saison) et le jeudi (toute l’année) à midi pétante. Les amateurs de chevaux, et les autres aussi, seront éblouis par les performances des cartujanos, cheval typique de Jerez, sous les compositions musicales de Manolo Carrasco, compositeur et pianiste gaditano. Pour la petite histoire, l’un des dresseurs fut champion olympique de dressage lors des JO d’Athènes. Excusez du peu !

 

Le flamenco « de verdad »

Le quartier San Miguel a vu naître le flamenco. Rien à voir avec les spectacles pour touristes proposés à prix d’or dans des caves de Sevilla ou Granada. Ici, le flamenco prend toute sa signification, toute sa valeur, toute sa profondeur.

Le flamenco, cette plainte lancinante venant des tripes interprétée par une voix enrouée de tabac et d’alcool, cette plainte d’un amour déçu, d’une idylle impossible, d’un enfant qui part au loin,… L’art du guitariste est de suivre le chanteur, plus proche de l’improvisation que de la partition maintes fois répétée. Les talonnades du danseur sont les percussions.

Pour vivre cette ambiance à nulle autre pareille, il faut se rendre dans une peña flamenca en fin de semaine. Le spectacle se situe tout autant dans la salle que sur la scène. Un prix dérisoire vous sera demandé tant pour l’entrée que pour les consommations. Du Fino bien entendu ! Si « l’étranger » ne fait pas tâche, il n’est pas habitué des lieux. Cette rencontre ne fait qu’ajouter à votre découverte de l’Andalousie, la vraie.

Le palais Pemartín (Plaza San Juan) héberge el Centro andaluz del Flamenco, source d’information sur le sujet.

 

Le casco histórico en quelques pas

Une large esplanade (Alameda vieja) sépare l’Alcázar de la cathédrale.

L’Alcázar, construit par les Almohades au XIIème siècle, faisait partie de l’enceinte fortifiée de la ville, longue de près de quatre kilomètres. Les récents travaux de rénovation lui ont redonné l’éclat d’antan.

 

9 - Alcázar (Mezquita).JPG   8 - Alcázar.JPG

La visite de cet édifice vous permet de découvrir seize points majeurs repris dans un folio très bien réalisé. Chacun aura ses préférences mais la mezquita, le molino de aceite ou la torre octogonal en sont assurément les plus remarquables sans oublier le Palacio de Villavicencio qui propose l’ancienne pharmacie municipale (XVIIIème siècle) ainsi que la chambre noire. Une façon originale (et rapide) de visiter la ville.

 

30 - Cathédrale depuis l'Alcázar.JPG   36 - Cathédrale.JPG

La « jeune » cathédrale – consacrée à Nuestro Señor el Salvador - est un édifice religieux dont les bases remontent au XIIIème siècle lorsque la ville fut reprise aux musulmans (1264) par Alfonso X el Sabio.

L’ensemble actuel fut entamé en 1695 pour s’achever quatre-vingts ans plus tard, modifiant quelque peu l’organisation architecturale du quartier. Il est assez éclectique dans sa conception, mêlant éléments baroques et gothiques.

 

44 - Cathédrale.JPG

 

En entrant, le visiteur est pris d’un sentiment mitigé. La rigueur des murs gris et froid tranche avec une décoration luxuriante. L’obscurité relative des lieux guide tout naturellement vers le centre de l’église dominée par le dôme, véritable puits de lumière.

La partie arrière – les sacristies – regroupe plusieurs œuvres d’orfèvrerie religieuse et quelques peintures dont « La Vierge enfant en méditation » de Zurbarán. Le patio de los naranjos rappelle qu’avant la reconquête, une mosquée occupait l’espace.

Jeune cathédrale puisque ce titre ne lui fut accordé par le pape Jean-Paul II qu’en 1980.

 

4 - Plaza del Arenal (Estatua de Primo de Rivera).JPG

 

Au départ de la Plaza Miguel Primo de Rivera toute proche – où vous pourrez vous sustenter le cas échéant – partez à la découverte du quartier San Miguel, le berceau du flamenco. Au passage, remarquez la belle façade du palais des Perez Luna (XVIIIème siècle). Les bureaux de l’office du tourisme s’y trouvent. Vous pourrez y puiser toutes les informations nécessaires sur la ville et ses environs.

 

60 - Iglesia San MIguel.JPG   59 - Iglesia San Miguel (Façade de St Joseph).JPG

 

De petites rues vous emmènent au pied de l’église homonyme. La façade dite de Saint-Joseph est la plus ancienne (1480) et rappelle le style flamand. Les décorations baroques – surtout les colonnades – apportent un plus à la tour élancée de l’édifice surmontée d’un toit couvert d’azulejos typiques de Jerez.

 

Des églises, il en existe d’autres. Chacune propose ses spécificités. Citons par exemple San Juan de los Caballeros et son abside polygonale à neuf côtés surmontée d’une voûte à dix nervures décorées.

 

Les bons plans

 

67 - Estación.JPG

 

Circuler dans Jerez fait partie des situations les plus critiques rencontrées en tant qu’automobiliste. Vous êtes confronté au sens de la circulation auquel il faut ajouter le manque total d’indication (sauf en ce qui concerne les hôtels). Si vous en avez la possibilité, optez pour le train. Cela vous donnera l’occasion d’admirer le bâtiment richement décoré d’azulejos.

 

A quelques pas de l’alcázar et de la plaza Miguel Primo de Rivera, un petit restaurant vous propose le verre de vin local accompagné d’une tapa pour un euro et d’excellents menus à dix euros. Excellents parce que différents des habituels lomo de cerdo ou filetes de pollo. De plus, vous pouvez vous y procurer du Fino à des prix (à partir de quatre euros) que vous ne retrouverez nulle part ailleurs, même dans le commerce de détail.

Tabanco El racimo – Plaza Monti, 12

 

En dehors de la ville, sur la N-IV, vous trouverez le plus grand centre commercial d’Andalousie – Centro comercial de la Luz – avec les enseignes telles que Ikéa, Décathlon, Auchan et tant d’autres.

 

Festivités

 

-       Carnaval : Février

 

22 - Ferrari (Alonso).jpg

 

-       Essai de F1 : Février

-       Festival de Jerez (Flamenco) : Février / Mars

-       Semana santa : Mars / Avril

-       Grand prix de moto : 1er WE de Mai

-       Feria del Caballo : 2ème semaine de Mai

-       Corpus Christi : 60 jours après Pâques

-       Nuit de la Saint-Jean : 22 juin

-       Viernes flamenco : Chaque vendredi d’août

-       Feria de la vendimia : 2ème semaine de septembre

-       Concours international d’attelages : Mi-octobre

-       Journée internationale du flamenco : Mi-novembre

-       Fêtes de fin d’année : Décembre jusqu’au 6 Janvier

 

Plus d’informations sur

-       www.turismojerez.com

-       www.realescuela.org

 



10/08/2013
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