Mi Andalucí­a

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La Sierra de Aracena, un monde merveilleux

 

Andalousie et Estrémadure sont séparées par une chaîne de montagnes pas bien élevées (Point culminant  837 mètres). Elle bénéficie d’un microclimat tout à fait particulier qui procède à sa renommée… ou plutôt à celle de l’une de ses spécialités, le Jamón ibérico. Rien que pour ce met d’exception, elle vaut le déplacement.

 


 

Aracena – Ville principale d’une région éloignée de grands centres urbains, Aracena est dominée par le château des templiers et l’église Nuestra Señora del Mayor Dolor, patronne de la ville. Du haut du rocher, les vues sur la ville valent le déplacement.

 

  

L’église gothique a conservé pour clocher le minaret de style mudéjar dont les motifs décoratifs de l’une des façades ressemblent à ceux de la Giralda de Sevilla.

 

 

En redescendant vers le centre (Plaza alta), vous croiserez l’église massive de style Renaissance, Nuestra Señora de la Asunción. En face, le Cabildo viejo, aujourd’hui, centre d’informations sur le parque natural de la Sierra de Aracena et de los Picos de Aroche.

 

Voyage au centre de la Terre

Mais la merveille des merveilles se situe sous le château, dans le rocher… il s’agit de la gruta de las Maravillas.

 

 

Cet ensemble remonte à plus de septante millions d’années mais va fêter le premier centenaire de l’ouverture au public en 2014. Durant une heure, un guide vous emmène dans différentes salles qui peuvent laisser pantois, reliées entre elles par d’étroits passages ou des escaliers à n’en plus finir. Au fil des millénaires, l’eau chargée de calcite a formé de magnifiques stalagmites et stalactites, des voilages somptueux, des formes suggestives,… aux couleurs vertes, bleues, jaunes,… dues aux oxydes de métaux dont le sous-sol est riche. Bien qu’en Andalousie, ces grottes présentent de profonds lacs intérieurs d’une eau cristalline. Au fur et à mesure de la visite, dans des salles aux noms évocateurs – le bain de la sultane, le salon des diamants, le lac des émeraudes,… -, vous pourrez constater que cet écosystème vit. Des lacs ont disparu laissant sur les parois les traces du niveau d’antan.

 

Pourquoi donc cette salle porte-t-elle le nom de « salle des veuves » ?

 

Pas de photos à l’intérieur – sauf celle de la « maison » vendue à la sortie des grottes - et des lumières tamisées. Soyez donc sur vos gardes d’autant que le sol peut être humide et que l’on a tendance à regarder en l’air.

En 1950, ce site merveilleux a servi au tournage du film « Tarzan et les mines du Roi Salomon ». Peut-être un condensé du centre de la Terre !

 

 

Plus de porcs que d’habitants

Perdu au milieu de la montagne, un petit village sans prétention est pourtant connu du monde entier. Son nom… Jabugo, capitale du Jamón ibérico de pata negra, la Rolls Royce en la matière. Un goût incomparable pour un prix à la hauteur de la qualité. Qui l’a goûté – accompagné d’una Manzanilla – ne peut plus s’en passer. Tout autre jambon aura un goût terne et fade. Jabugo doit s’aborder à l’heure du repas. Impensable qu’il en soit autrement !

 


 

Bollywood en Andalousie

Pousser jusqu’Alájar pour découvrir un vrai village de montagne.

 

 

Il faut l’aborder d’abord par la Peña Arias Montano – du nom de cet érudit du XVIème siècle, poète, philosophe, théologien, maître de Philippe II et diplomate -, un site qui accueille l’ermitage Nuestra Señora de los Angeles, très courue, en fin de semaine, par la population de la sierra. Un petit musée rappelle que c’est ici que Benito Arias Montano se retira, en ermite, pour étudier les Saintes écritures. Il offre une vue plongeante sur ce petit village blotti autour de son église.

 

 

La rue principale est un peu anachronique avec ses maisons bourgeoises qui cadrent mal avec l’endroit. Vous voilà sur une petite place qui ne doit pas manquer d’animation au soleil couchant. En cet après-midi d’une journée pluvieuse de printemps, seul, le bruissement de l’eau de la fontaine perturbait le calme ambiant.

Ce village insignifiant, cerné de châtaigniers, de chênes-lièges et de chênes verts, fit pourtant l’objet d’un litige historique entre Portugal et Castille.

En 2010, Alájar est sorti de sa torpeur le temps du tournage de quelques scènes de « Solo se vive una vez » d’un réalisateur venu de Bollywood pour la circonstance. Le cinéaste parti, le village s’est remis sur son bon côté et s’est rendormi. Aujourd’hui, il dort toujours.

Evitez d’entrer dans le village en voiture. La signalisation – un peu particulière – a de quoi étonner l’automobiliste plus habitué aux grands’ routes. Et il ne se trouvera pas toujours quelqu’un pour vous indiquer la sortie …à emprunter sans se soucier des sens uniques.

 

Il existe d’autres curiosités dans la Sierra de Aracena y los Picos de Aroche… mais, peut-être feront-ils l’objet d’un autre voyage :

-       Castaño del Robledo, le paradis des randonneurs,

-       Almonaster la Real et sa mosquée,

-       Cortagena et sa forteresse médiévale,

-       Aroche, le plus ancien village de la sierra.

 

Plus d’informations sur

-       www.visithuelva.com

-       www.aracena.es

-       www.jabugo.es

-       www.alajar.net

 

Les photos de la Gruta de las Maravillas sont de l'Oficina municipal de información turistica de Aracena.

 

 

 

 



30/06/2013
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