Mi Andalucí­a

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De Conil de la Frontera au Cap Trafalgar, rien que du sable

 

L’adepte du farniente sur la plage se doit de séjourner à Conil de la Frontera. Cette petite cité balnéaire est bien calme jusqu’à la transhumance saisonnière des vacanciers. Pourtant, elle a pu conserver tout ce qui fait le charme d’un village de pêcheurs.

 

 

Conil de la Frontera – Une plage immense qui s’étend de la torre del Puerco (Chiclana de la Frontera) au Cap Trafalgar. Du sable mais aussi des falaises dont l’effondrement a créé des criques retirées du monde, des pinèdes propices à la balade, des cultures maraîchères, un petit port de pêche et le village dominé par la torre de los Guzmanes.

  


Entre la mer et l’Arco de la Villa, le quartier ancien a pris des accents de station balnéaire tout en maintenant son cachet d’antan. Pas de constructions hideuses, juste de la rénovation (pas toujours de bon goût). Au milieu de ce dédale de boutiques, bars et restaurants, quelques irréductibles hispaniques résistent. Poussez la porte grillagée d’un patio et entrez dans un autre monde, empreint de calme et de sérénité. En été, le claquement des chanclas (tongs) des touristes de retour de la plage a quelque chose de particulier et de risible. Mais ce sont les vacances qui veulent cela.

 

 

 

Juste à côté de la torre de los Guzmanes, l’ancienne chapelle de Jesús est devenue la mémoire de la ville (Museo de las raíces conileñas). En face, l’iglesía de la Misericordía, transformée en établissement scolaire, présente un caractère nettement colonial.

 

 

En-dehors du vieux quartier, rien ne laisse deviner que l’on est dans une cité qui vit de la pêche mais aussi du tourisme (résidentiel). D’anciennes bâtisses dans des ruelles étroites, des boutiques d’un autre âge, bric-à-brac incroyable où l’on trouve de tout pour autant que l’on prenne le temps de chercher et des espagnols qui s’amusent de ce remue-ménage estival. Quelques édifices qui méritent quelque intérêt comme l’iglesia Santa Catalina et el convento Nuestra Señora de las Virtudes.

 

Un village tourné vers la mer

 

Le paseo maritimo est bordé de restaurants où l’on sert du poisson pêché dans la nuit. En saison, il accueille un marché permanent d’artisans.

 

 

Quatorze kilomètres de plages composent le paradis des baigneurs.

Las calas se situent en-dehors du village, entre l’urbanisation Roche et le port de pêche que surplombe le phare de Cabo Roche. De petites criques de sable bordées d’amas de rochers. Quelques escaliers aménagés y donnent accès quand une tempête ne les a pas emmenés. Si vous vous engagez vers des zones plus discrètes, tenez compte des marées au risque de rester coincé sur un rocher, le temps pour l’océan de vous libérer. Une mine pour les paléontologues ! Ces blocs sont composés de coquillages plusieurs fois millénaires.

  


 

 

 

Depuis le port, la route serpente entre pins et serres pour vous ramener vers le village. Régulièrement, un chemin vous invite à rejoindre la plage. Les terrains de camping ne manquent pas pour qui désirent monter la tente.

 

 

Playa del Puerco, playa Fuente del gallo, playa del Roquero, playa de la Fontanilla, playa de los bateles, playa de castilnovo,...

playa del Palmar,...

 

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Une ambiance tout à fait particulière à laquelle contribuent les chiringuitos, petits bars, restaurants et discothèques. En saison, toute le jeunesse des environs et d'ailleurs s'y donnent rendez-vous.

 

et le Cap Trafalgar

Cette dernière plage se mérite. Pas question de laisser la voiture en bordure du chemin et des dunes. Vous devez la laisser sur la route et rejoindre à pied cette plage sauvage, dominée par le phare du haut de sa falaise. Et si l’envie vous vient de tomber le maillot, personne ne vous en tiendra rigueur.

 

 

 

Pour vous y rendre, une route souvent recouverte de sable selon l’humeur du vent. En chemin, un panneau vous explique le phénomène météorologique qui a provoqué cette avancée où se dresse le phare. Il fut construit sur les vestiges d’un temple romain dédié à Junon, remplacé lui-même par une tour de guet arabe.

 

 

Au pied, un tableau explicatif vous rappelle que des hommes sont morts en nombre le 21 octobre 1805 au large de ses côtes (Près de 4000 sans compter les blessés qui ont succombé par la suite). L’amiral Nelson, bien que tué sur les lieux de la bataille, remporta une victoire retentissante face aux troupes coalisées franco-espagnoles sous les ordres de l’amiral Villeneuve. Sans mettre en cause la valeur de la Marine anglaise, la mauvaise compréhension des ordres au sein des coalisés a grandement contribué à leur déroute.

 

Fiestas

 - Romeria de San Sebastián : 22 janvier

 - Carnaval

 - Semana santa

 

 

 - Las Cruces de mayo : 3 mai

 - Feria del barrio « el Colorado » : 1er WE de juin

 - Feux de la Saint Jean : 23 juin

 - Fiesta de la Virgen del Carmen : 16 juillet

 - Feria de Nuestra Señora de las Virtudes : Début septembre

 

 

Et pour tout renseignement complémentaire www.conildelafrontera.es

                                                               www.placerdetrafalgar.com

 

Il en est encore pour dire ou écrire que la côte andalouse est dévolue exclusivement au béton.



27/03/2012
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